La visite de Posuto est un de mes petits plaisirs, je dois l'avouer bien que cela n'ait rien à voir avec ce blog. En revanche ce que soulève Kiki à la lecture du premier catalogue de jouets de l'année concerne parfois les livres, et l'école.Au rayon panoplies de son éventaire , proposés par des petits blonds au teint clair, voici le chariot du consommateur et la caisse du grand magasin en plastique multicolore. Devinons qui se tient derrière la caisse avec le sourire épanoui de celle qui joue à la grande fille ? Et qui pousse son caddy, fait des choix, bref, qui est le client ?
On peut aussi jouer à l'hôpital ou au ménage. Bizarre, c'est le garçon le
docteur (sans quoi l'attirail eût sans doute été celui d'une infirmière), quant à la fille , ravie derrière son chariot d'entretien , on la voit entrer avec bonheur dans la carrière.Sur un coin de mon bureau, pas encore ouverts , deux recueils de contes: un rose pour les filles et un bleu pour les garçons. Je me demande si l'on aurait osé il y a quelques années.(je m'y plonge dès que possible et j'en reparle)
L'occasion de se demander devant une classe qui l'on interroge, qui l'on valorise, à qui l'on attribue les tâches (d'où l'intérêt de les distribuer à l'avance et d'organiser les services, ce que font la pluspart des enseignants) ce que l'on admet des garçons et des filles ...et ce que l'on dit de chacun dans les histoires.
A lire le très intéressant rapport de Jean-louis Auduc qui parle de "fracture sexuée"à propos des carrières scolaires des filles et des garçons et analyse comment les stéréotypes véhiculés autour des jeunes contribue à détruire la motivation des garçons pour les études et à développer des comportements machistes.