mardi 7 février 2012

Lire et réfléchir autour des jeux virtuels violents en CM

Question d’une enseignante de CM2 : quatre de mes élèves jouent en réseau à un jeu sanglant déconseillé aux moins de dix-huit ans d’une part, d’autre part l’atmosphère de la classe est de plus en plus tendue, as-tu des ouvrages à me conseiller ?



Petit choix impromptu pêché dans mes étagères :
-Pratiquer la philosophie à l’école de François Galichet, fiche 10 : Qu’est-ce qu’être violent ? Une introduction sur la définition de la violence en trois points, violence réelle, violence spectacle et violence rêvée, l’auteur insiste sur la définition de la qualification violente et suggère d’inviter la classe à clarifier afin de ne pas confondre dans la même condamnation des phénomènes d’ordres différents. Il propose une préparation au débat, plusieurs modalités d’organisation et des prolongements en littérature ou histoire des Arts. Cet ouvrage se propose d’aider au débat en classe autour de 15 situations, quelques unes : Qu’est-ce qu’un ami ? Qu’est-ce » qu’une grand personne ? Est-ce que tout le monde est pareil ? A qui appartient la Terre ? (…) Nathan école.



-Questions de philo entre ados d’Oscar Brenifier illustré par Delphine Perret :un abécédaire dont chaque définition se termine par une à deux questions, par exemple : Mot, élément constitutif de la langue, de la pensée ; terme désignant par exemple une chose, une action, une relation ou une qualité ; moyen d’expression ; petite lettre ou note écrite. Les mots ont-ils le pouvoir de convoquer les choses, de les animer, de les créer ? Les mots servent-ils principalement à décorer, ou à meubler ?
Un petit livre à la forme intéressante, un style un peu ironique et complaisant dont je ne raffole pas mais l’abécédaire peut être une piste intéressante en production d’écrits autour du lexique.(Seuil, 9,50€)

- La Documentation par l’image : Débattre en classe, la photographie témoigne de l’état du monde.(Nathan 2003, à chercher en bibliothèque) Quelques structures d’analyse d’images à partir de posters d’actualité trop datés, mais on peut repartir d’images récentes pour se poser les mêmes questions : le spectacle de la violence entre fiction et réalité.(N°125, à chercher en bibliothèque)




- Savoir c’est quoi ? Oscar Brenifier et Pascal Lemaître, six chapitres illustrés organisés autour d’une première question (« Comment sait-on que l’Univers existe ? »), d’une constatation (« L’été, je le vois dans le ciel étoilé ») et d’un enchaînement de sous-questions pertinentes et intéressantes. La dernière question, A quoi sert l’imagination ?, est un bon support pour parler des jeux vidéo. Dans la même collection, Moi c’est quoi ?, illustré par Aurélien Débat décline six chapitres : Liberté, Apparences, Parents, Différence, Age, Animal.(Nathan philo’z enfants)



- Pourquoi tous ces pourquoi ? Hortense de Chabaneix et Jacques Azam. Un gros album de questions et de propositions de réponses diverses : d’ordres sémantique ou langagier, à base d’exemples et de contre-exemples, avec des développements et références historiques , le tout sous une formes amusante. La page sur la définition de la violence est intéressante, peut-être un ouvrage à confier à des élèves de cycle 3 pour un exposé.(De la Martinière jeunesse, 14,90€)


A propos des mondes virtuels et de l’imagination, les petits romans de la collection Soon chez Syros : courts et ciblés ils sont signés Eric Simard (Robot mais pas trop), Ange (Toutes les vies de Benjamin et Le très grand vaisseau), Jeanne-A Debats (Libre et L’envol du dragon), (…) des récits de science-fiction où les mondes virtuels traversent la vie quotidienne des jeunes héros.(Syros 2,95€)



Vu du Canada, par ici

Pédagojeux par ici


Video gouvernementale: où est Arthur?

jeudi 2 février 2012

des livres et des chiffres


Poème à compter, Numeralia de Jorge Lujan et Isol, un long poème de zéro à dix porté par de délicates illustrations pleine page en demi-teinte. Pour l’ambiance rêveuse, les jeux sur la forme des nombres et les couleurs. Paru en 2006, il est peut-être épuisé mais se trouve sûrement en bibliothèque, de la section de moyens au CP. (Syros, 13 €)





Mes dix premiers tableaux
de Marie Sellier, un album à fenêtres dont les ouvertures augmentent de un à dix au fil des pages. Les fenêtres dévoilent des tableaux patrimoniaux, de Louise Vernet enfant de Géricault à la nuit étoilée de Van Gogh. On passera par l’abstraction géométrique de Delaunay, la jungle ténébreuse du douanier Rousseau, le repas de Gauguin, les yeux de Mona Lisa…Chaque tableau se dévoile sur quatre pages, deux pour nous mettre en attente et deux pour découvrir le tableau accompagné d’un texte poétique. Les chiffres apparaissent multicolores et sont illustrés du nombre de fenêtres qui leur correspond. Un album adapté à la maternelle qui trouvera sa place jusqu’au CE1.(Nathan 13,90€)




Dix petits amis déménagent, de Mitsumasa Anno (réédition) « Dans ce livre il y a deux maisons, la maison de gauche et la maison de droite. La maison de gauche est habitée par dix enfants mais ils vont partir l’un après l’autre dans la maison de droite. On ne peut voir qu’un intérieur de maison à la fois. Dans quel ordre les enfants déménagent-ils ? Et combien d’entre eux se cachent ? Pour savoir si le compte est bon, il suffit de tourner la page. » Chaque double page montre les deux maisons, l’album permet de travailler les compléments à dix, les dessins de Mitsumasa Anno sont une mine de détails à observer et commenter, maternelle et CP (L’école des loisirs 13€)




Le panier de Stéphane
, de John Burhingham (réédition) La maman de Stéphane lui confie la tâche de faire les courses, il doit rapporter six œufs, cinq bananes, quatre pommes, trois oranges, deux beignets et un paquet de sablés pour le goûter. Mais la route est longue et semée d’embûches entre la maison et l’épicerie, le trajet de retour sera émaillé de mauvaises rencontres avec des animaux fatigants. C’est au prix de quelques concessions que Stéphane parviendra à rapporter une partie des courses demandées, en y passant pas mal de temps…
Un album délicieux pour son nonsense, ses situations soustractives, la couleur carotte des pages de garde et des cheveux du héros. Stéphane traverse les épreuves avec flegme et c’est pour ça qu’on l’aime. (Kaleidoscope 13€)





Le magicien jaune
, Bruno Munari (toujours une réédition) Un bel album plat à l’ancienne qui nous fait compter les balles et les cartes d’un magicien de carton. On peut adorer cet album dépouillé paru en 1945 pour la première fois, ancêtre du pop up…En classe il peut donner des idées de fabrication d’album, un classique à demander en bibliothèque (Seuil jeunesse 21€)

vendredi 27 janvier 2012

Des livres à parler


Les contraires: Debout, couché! de Ramadier et Bourgeau: dans un monde aux couleurs acidulées peuplé d'animaux aux prénoms bizarres (Gilbert l'ours, Alexandre le requin blanc,Cécile la souris...)on découvrira en tournant un rabat figurant un accident de parcours le contraire de chaque proposition de départ "Gilbert se promène, il est debout", il rencontre un arbre et on le découvre couché.Onze animaux et onze situations permettant d'énoncer des contraires (PS2 et MS Loulou et compagnie, l'école des loisirs)



Des mêmes auteurs sur le même principe Dans, sur le schéma dans...il y a...on visitera la maison, de la commode à la salle de bain et on finira par un lieu douillet où bat un petit coeur...Le ventre de Maman(Loulou et compagnie, l'école des loisirs, dès avant l'école...)



Les questions: Où est Papa? de Pierrick Bisinski, on suit des pas dans la neige en cherchant Papa et on trouve papa blaireau qui cherche son terrier,papa pingouin qui va prendre son bain, papa zèbre qui ..., la structure se répète et les illustrations sont pleines de gaieté (Gallimard giboulées 9,50€)





Beaucoup de bruit pour rien
, Jean-Michel Billioud et Xavier Deneux , au fur et à mesure de l'histoire on voit grossir la phrase écrite dans des nuages de couleur de "Voilà la maison de Tom" à "Voilà le loup qui poursuit le chat qui veut griffer etc...", un joli support pour utiliser la langue. Tourbillon 5,90€ (introuvable, je le crains, il reste les bibliothèques)


Pour joindre la parole au geste: Sur les pas de Lulu d'Alex Sanders: Lulu le lapin se souvient qu'avant il marchait à quatre pattes (comme un bébé), maintenant il marche comme grand et ce n'est pas tout, il est capable de sauter à cloche-pied, et aussi à pieds joints, et même sur la pointe des pieds...Un album utilisable en EPS avec les petits (comme Mon singe et moi d'Emily Gravett)(Loulou et compagnie, L'école des loisirs)



Pour enrichir le vocabulaire, quatre petits livres de Lionel Koechlin: Un chat capricieux, Un poisson amical, Un hamster gourmand, Un chien vantard.Une petite collection amusante, un humour qu'il faudra peut-être aider les enfants à comprendre et des pages toutes douces.(Gallimard giboulées 5 €)

vendredi 13 janvier 2012

Bonne année monstres et dragons



Il dit qu'il t'aime mais il te veut du mal
. Mô-Namour de Claude Ponti. Isée part en vacances avec ses parents et Toradamour, une sorte d'ami pelucheux. La voiture rencontre violemment un arbre Borderoutt, une espèce particulièrement dangereuse lors des migrations saisonnières. Voilà donc Toramour et Isée embrouillaminés, entourés d'étoiles tournantes, tandis que les parents montent lentement au ciel. Isée se relève,suivie par Toramour et sa tête arrachée, elle traîne les restes de l'automobile vers d'autres contrées. Elle finit par rencontrer Torlémo, un être énorme, poilu, joueur et gourmand, qui l'embarque comme pâtissière et partenaire de jeu. Torlémo semble bien brave, il adore le foute, c'est dire. Il use de la petite Isée pour des jeux plus violents les uns que les autres où elle devient ce qui prend (le ballon, la balle, le volant)et quand il a bien joué il réclame un gâteau qu'elle s'empresse de cuisiner. Plus il est violent, plus Isée fabrique de gros gâteaux, elle finit par se diviser pour supporter la douleur: une Isée qui se fait massacrer et l'autre qui regarde. C'est celle-ci qui verra tomber une étoile de sa douleur, l'étoile lui délivre le message salvateur: "Hiltedi Kiltème mézilteveudumal". Isée se révolte et pulvérise le gros fouteux:"Je te chasse d'eau, je te poubelle, je te hais, je te couche-culotte pleine...", il se squelettise et elle schoote son tibia en guise de conclusion. Ouf! Elle poursuit son voyage avec Tadoramour qui a remis sa tête en place et l'étoile, ça continue, toujours aussi bien. On apprend qu'un monstre dégoûtant peut devenir une porte ouvrante et souriante (quelle bonne nouvelle!), on croise pas mal d'êtres Pontiesques et on finit par voir retomber du ciel les parents d'Isée. C'est épatant, et bienvenu pour parler de la violence (l'école des loisirs 18,50€)



Une fois encore, Emily Gravett, cette fois encore Emily Gravett a mis le feu à un de ses albums, ça devient une manie. Celui-ci a un gros trou brûlé en quatrième de couverture, on y aperçoit l'oeil du petit dragon...C'est donc l'histoire d'un petit dragon à qui sa maman lit une histoire tous les soirs, et lui, à la fin de la page, il en veut ENCORE.Sa maman fatigue un peu mais accepte encore une page, une de plus...Mais il réclame plus fort encore qu'elle continue jusqu'à ce qu'elle tombe de fatigue tandis que les lettres glissent de la page et que les héros s'assoupissent...Seulement, le petit dragon il en veut encore et encore...Il rougit, il piétine sa mère endormie, il hurle...et finit par lâcher une langue de feu qui calcine l'album. C'est pour ça, le trou du début ...Une très amusante pirouette qui nous fait toucher du doigt les effets de l'histoire, de la section de moyens au cycle 3 pour des usages différents: le dispositif du trou dans la page peut être un bon point de départ pour inventer des histoires en classe!(Kaléidoscope 15€)



Bientôt le nouvel an chinois (23 janvier 2012), avec cet album de Guillaume Olive et He Zhihong on apprendra l'histoire du dragon qui surgissait des flots la dernière nuit de la douzième lune pour tout anéantir sur son passage. On apprendra quel stratagème permit d'effrayer le dragon, et pourquoi le nouvel an chinois voit fleurir banderoles rouges et lampions, pourquoi tant de pétards et pourquoi les magnifiques dragons de papier dont la danse fait rêver. Je suis une inconditionnelle de l'illustratrice He Zhihong, ce bel album mérite sa place dans une classe où le traitement des paysages peut constituer une mine d'idée pour les arts visuels (Seuil jeunesse 14 €)




Le roi Jules et les dragons
, de Peter Bently et Helen Oxenbury. Si vous avez aimé la Chasse à l'ours, revoilà les auteurs partis à la chasse au dragon avec trois tout-petits: Jules, Léo et Gaspard. Jules est le roi, je lui donne quatre ans à tout casser, Gaspard est en grenouillère avec une tétine dans la bouche. Ils construisent une cabane et défient les dragons de la nuit tombante. Deux géants en forme de parents viennent arracher Gaspard et Léo à l'aventure et le roi Jules reste seul avec son épée de bois et sa lampe torche dans la cabane encerclée par la pénombre et les ombres menaçantes...C'est délicieux et ça pourrait régaler les enfants dès la deuxième année de section de petits, les illustrations d'Helen Oxenbury sont aussi craquantes que dans la Chasse à l'ours (l'école des loisirs 14,50€)

jeudi 5 janvier 2012

Vol d'oiseaux pour la nouvelles année ...

Je vous souhaite une année aérienne, de belles lectures et des ciels pleins d'oiseaux.
Quelques titres à plumes pour le début 2012:



J'y vais! de Matthieu Maudet: carré, cartonné, coloré, un livre pour les petits avec une rengaine et une vraie chute comme on les aime. De quoi alimenter un atelier de langage autour de ce petit oiseau si chouchouté par sa famille...Les dessins de Matthieu Maudet sont réjouissants de fraîcheur et d'humour, un bon titre pour la section de petits. (Loulou et compagnie, l'école des loisirs)




Mais il est où?
de Ramadier et Bourgeau, encore un livre carré et cartonné, dans des cachettes successives, sous des tirettes imbriquées, on le cherche partout: sous la poule, dans l'armoire, sous le hérisson...Un zeste d'humour petite section (sous la crotte, détail qui situe précisément l'album en France) et des petits détails adaptés au regard des petits (sous le gobelet il y a des miettes de pain, sous les champignons une fourmi)On ne le trouve qu'à la fin, et c'est un canari. Le graphisme rappelle Ben, les couleurs explosent. Un support intéressant pour travailler les indications de lieu et la mémoire des listes.(Loulou et compagnie, l'école des loisirs)



Berceuse du merle, Anne Brouillard. L'univers délicat et les albums sans texte d'Anne Brouillard nous ont toujours convaincus; celui-ci illustré d'aquarelles pleine page décline une berceuse depuis le lit à barreaux où dort un petit dont on n'aperçoit que la paupière bleutée et la main doucement posée sur son doudou. La paix règne dans la chambre à la fenêtre ouverte, aux rideaux frissonnant devant les jeunes feuilles du marronnier. Le merle veille, la mère est là, les enfants jouent, la ville bourdonne, calme après-midi ensoleillée, sérénité.Cet album a été créé à l'intention des crèches, je pense qu'il peut servir de support de langue et d'écriture pendant toute l'école primaire.(Seuil jenesse, 15 €)





Rossignol, Sébastien Pérez et Benjamin Lacombe. Dans cet album long, bien fabriqué, au toucher particulier, Benjamin Lacombe crée un univers rouge et ivoire où le temps ne passe pas comme ailleurs. L'histoire de Sébastien Pérez nous emmène dans un improbable pensionnat au bord de la mer, un lieu d'enfances solitaires partagées o l'ombre d'un intendant à la Tati, chapeau, noeud pap, imper et pipe. Une histoire pour les timides, ceux qui n'osent pas parler, ceux à qui il faut des petits lieux secrets et des cachettes pour s'exprimer. Une histoire pour leur dire qu'ils seront un jour sur scène, écoutés de tous. Cycle 3, lecture individuelle à mon avis, un livre dans lequel il faut avoir le temps d'entrer tranquillement.(Seuil jeunesse 17€)




Rose, flamant de Camargue
, Maryse Lamigeon et François Vincent. Un long album traversé d'horizons de mer, de lumières roses, de ciels immenses, pour une histoire située en 1922 chez les sauniers de Camargue. Dépaysement assuré pour ceux qui, comme moi, ne connaissent pas ce pays mais rêveront devant ces dunes et ces reflets. Pour ceux qui connaissent et aiment, sûrement un gros coup de coeur. Un glossaire sur les dernières pages donne une dimension documentaire à l'album, à partir de CE2.(L'école des loisirs 11,50€)




Trop loin!
Aude Picault, ou comment Edwin le passereau apprit à s'éloigner de son nid. Home sweet home! telle est la devise d'Edwin, jeune passereau au jabot bombé qui aimerait bien voyager mais craint de s'éloigner de son nid si confortable..."Mon chou, tout le monde connaît la peur" lui dit sa grand mère "il faut commencer en douceur", elle le charge alors d'aller porter un panier chez tourterelle. D'abord effrayé, Edwin se pousse et réussit à s'éloigner, la tourterelle le charge alors d'une autre course, plus loin, et de fil en aiguille il parvient à s'éloigner jusqu'à la mer. L'album se termine sur une question, peut-être l'Afrique n'est-elle pas trop loin? Cet album aux tendres images aquarellées illustre la difficulté qu'on peut ressentir à surmonter ses peurs, et tout simplement à grandir. Pour toute la maternelle,Kaleidoscope, 13€

mardi 1 novembre 2011

Une femme-nuage et Six hommes




Jérémie a lu La femme-nuage de Jean-François Chabas, à l’Ecole des loisirs : 3 contes dans ce livre, 3 mythes poétiques, 3 personnages atypiques (une femme-nuage, le Dévorateur et un géant) et à chaque des questions posées sur la différence et son acceptation, la société et ses dysfonctionnements, sur la mort et l’éthique (le droit de tuer ?), ainsi que sur ce que sont les sentiments humains, l’amour, la possibilité de s’émerveiller ou d’être attendri. Pas forcément de réponses mais la porte est ouverte pour le débat.

Des textes très riches mais qui me semblent cependant ardus pour être travaillés en cycle 3 (surtout le 2e et le 3e), tant au niveau du registre de langue que dans la façon dont les thèmes sont amenés par les situations et les réflexions des personnages.

D’un point de vue personnel, je trouve dommage que le 1er texte véhicule l’idée qu’il est difficile voire impossible de vivre l’amour.



Coopérer ou se battre ? Jérémie parle également de l’album de David MacKee, Six hommes.

Des dessins noirs à la plume très simples, presque enfantins, pour parler de choses très graves, des textes très courts laissant beaucoup de place à des activités de compréhension et à des discussions avec les élèves. La propriété, la peur de perdre, le besoin de se protéger, attaquer le 1er en prévention (on ne sait jamais), être obligé de continuer à conquérir par peur de perdre davantage... La spirale infernale de la guerre puissamment illustrée en 36 pages.
Adaptable du cycle 2 au cycle 3, la profondeur des réflexions dépendra forcément du niveau des élèves. Un plaisir à lire pour l'enseignant et sans nul doute à exploiter en classe, un bon support pour organiser des débats.

"Six hommes" de David McKee, éditions Kaléidoscope, diffusé par l'école des loisirs, 13 €.




Je veux une fête de Tony Ross , Petit album très sympa sur le thème de la fête pour les cycles 1 et 2, permettant beaucoup de discussions et d'apports de vocabulaire autour de ce thème et de celui de l'amitié. Une petite fille pleine de malice, une attente de la fête qui va crescendo, quelques rebondissements et un dénouement heureux... !!!
Egalement possibles, des activités sur ce qui permet de reconnaître les personnages (princesse, reine, roi, cuisinier, etc), leurs activités (jardinage, décoration, etc) et sur les actions (sauter, faire la statue, se mettre sur un pied, etc).
Très agréable à lire, et d'autant plus intéressant qu'il existe d'autres albums avec le même personnage portant sur d'autres thèmes de la vie.
Gallimard Jeunesse (12,50 €)